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La vie de l’école

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Les CM2B visitent l’Opéra Garnier


Nous avons étudié en histoire les grands projets d’urbanisation voulus par Napoléon III, au XIXème siècle. Le quartier de l’Opéra, à Paris, en est un exemple flamboyant !
Lundi dernier, le 15 mai, donc, toute la classe est partie à l’Opéra. Notre guide nous attendait sur les marches, vaste parvis où les touristes s’assoient, se retrouvent.
La visite commence. L’entrée principale est celle des spectateurs occasionnels, des visiteurs. La façade à colonnades est imposante et des statues annoncent les arts qu’on venait y découvrir : le ballet classique, la musique classique, le chant lyrique, des opéras !
Nous n’entrons pas par-là, nous contournons le monument, pour découvrir l’entrée prévue pour la famille impériale, les invités prestigieux, entrée reconnaissable grâce à l’aigle au-dessus de la porte. Là non plus, pas pour nous !

Un peu plus loin, une autre entrée discrète, celle des abonnés, c’est-à-dire les spectateurs qui louaient une loge à l’année et venaient quand ils le souhaitaient. Souvent, ces riches spectateurs ne se rendaient à l’Opéra que pour être vus par la haute société parisienne.


Enfin, nous entrons, dans la rotonde des abonnés. Là, nous cherchons le nom de l’architecte et les dates de construction. Pas facile, sans indice, les bustes ne sont pas ceux de Charles Garnier. En fait, il fait lever la tête et chercher une rosace où s’entremêlent les lettres de son nom et les dates 1861 / 1875.
Charles Garnier était un jeune architecte peu connu qui avait participé à un concours pour cette nouvelle construction. Il l’a donc gagné et dans de nombreux couloirs, salles, il rend hommage à tous les corps de métiers qui ont contribué à la réalisation de ce palais. Dans cette rotonde qui permet d’attendre l’ouverture de la salle de spectacle, des miroirs permettent d’observer tous ceux qui sont là, sous toutes les coutures, discrètement sans les fixer. Les abonnés pouvaient y accéder même aux heures sans spectacle.



Pour rejoindre le grand escalier, nous nous arrêtons devant une fontaine et un bassin, étrange ? Charles Garnier a voulu rappeler que sous l’Opéra il y a une nappe phréatique, un cours d’eau souterrain qui donnera naissance à bien des légendes. Au-dessus de la fontaine, il y a de nombreuses figures allégoriques qui semblent identiques mais sont toutes différentes, tout comme les harpes variées pour signifier qu’il y a des styles de musique, ballets, d’opéras divers.



Nous avons monté dignement le grand escalier de marbre. De chaque côté, une salamandre court le long de la rambarde. Notre guide nous a expliqué qu’il s’agissait d’une superstition : la salamandre a la capacité d’avaler le feu et donc en la plaçant là, elle protégeait les visiteurs d’un possible incendie, l’éclairage, à l’époque était fourni par des bougies et des becs de gaz.

L’escalier se dédouble et se termine par des balcons, encore pour mieux observer les spectateurs et leur toilette somptueuse et indiquer sa présence aux autres.



Nous voilà dans une petite loge ouverte pour admirer la salle de spectacle. La scène est en grands préparatifs d’installation de décors. De part et d’autre de la scène deux immenses loges, prévues pour Napoléon III et son épouse. De là, tous pourraient les voir. L’Histoire en a décidé autrement, car pour l’inauguration, Napoléon III n’était plus au pouvoir, et même, il était mort.



Tous les fauteuils en velours rouge, les plaques numérotées, les dorures indiquent le luxe voulu. Le plafond surprend car il est moderne : en effet, il a été repeint par Marc Chagall en 1966. Le plafond, au fil des ans, avait noirci à cause des fumées des becs de gaz, alors, plutôt que de le restaurer en le nettoyant, on en a placé un nouveau par-dessus.

Nous sommes passés devant la loge du fantôme de l’Opéra, la légende raconte que l’homme brûlé au visage ne voulait plus qu’on le regarde, mais amoureux des arts, il avait loué une loge dissimulée pour profiter des spectacles.

Puis nous avons traversé de larges couloirs pour rejoindre le grand foyer, vraie salle des glaces, comme à Versailles. Là, à l’entracte les personnes venaient discuter, se dégourdir les jambes et toujours s’admirer réciproquement. Lustres, peintures aux plafonds, statues, horloges, tout y est somptueux ! On repère quatre lampadaires étranges symbolisant les éclairages à travers les âges : huile, bougie, gaz, électricité.




Dernière salle de notre visite : le salon du glacier. Dans cette salle ronde, des tapisseries de femmes nous indiquent ce que l’on servait aux visiteurs qui voulaient boire et manger : thé, café, fruits, pâtisseries mais aussi champagne, viandes, fruits de mer et poissons.



Nous avions souvent la tête en l’air (mais plus dans les étoiles !) pour admirer toute la richesse artistique de l’Opéra Garnier et l’immense hommage de Charles Garnier aux hommes et femmes de son temps, souvent dans l’ombre des artistes. Nous étions éblouis. Seul regret, ne pas avoir croisé un petit rat, entendu quelques notes s’échapper !

Article rédigé par Séraphine, Maëlys, Mila, Salomé, Chad, Elie, Georgia, Gabrielle F, Annabel et Véronique


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