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La vie de l’école

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Au bonheur des mots (CM2 B)

En cette fin d’année de CM2, je vous propose de découvrir le dernier volet de nos expressions écrites. (voir les articles de l’année : ici et ici)

Après avoir inséré une autre rencontre dans « le Petit Prince » de Saint-Exupéry, puis imaginé un texte à partir de la couverture d’un livre, nous terminons en prolongeant le dernier chapitre du livre « La grammaire est une chanson douce » que nous avons étudié.

L’importance des mots, la manière imagée d’expliquer la nature des mots par l’auteur, a amusé les élèves. Alors, nous avons ajouté des boutiques de mots doux, qui font peur, gourmands, d’excuses, colorés… Chacun a achalandé les boutiques au gré de son inspiration immédiate et avec l’aide de « l’ami Robert » ! (dictionnaire)

Jeanne, l’héroïne du livre fait visiter l’île à ses parents divorcés, y achète 10 mots, pris au hasard dans nos boutiques et invente un texte (récit ; lettre ; article ; poème…) Les élèves essaient de glisser des références à l’histoire.

Une fois encore, mes élèves m’ont impressionnée. Si vous avez lu ce livre, vous mesurerez mieux encore leur finesse naissante de l’art d’écrire.
Je leur souhaite de garder longtemps ce plaisir d’écrire.

Leur institutrice, Véronique.

Pardon papa

« Cher papa,
Sur l’île aux mots, je m’amuse très bien avec Thomas, Monsieur Henri et le neveu aux yeux verts. J’ai découvert que les mots vivaient et qu’il fallait les utiliser pour une bonne cause.
Comme tu le sais, à l’école, je n’aimais pas la grammaire, mais ce séjour, sur cette île m’a donné envie de l’étudier encore plus. Toi, tu as essayé de me faire prendre goût à la grammaire française, j’ai refusé, je trouvais cela inintéressant et aujourd’hui, j’en suis vraiment désolée.
Ici la nourriture est très bonne, mais je préfère les desserts. J’ai acheté un beau décapsuleur pour toi ! Il n’y a pas de bêtes féroces, mais il y a toutes sortes de bestioles répugnantes.
Avec les gens de cette île, nous jouons avec des ballons versicolores. Quand je rentrerai chez nous, je t’en montrerai un !
Un de mes amis, Monsieur Henri, joue de la guitare et Thomas s’y est mis aussi. Leur musique est magnifique.
Après la séparation qu’il y a eu entre toi et maman, j’ai compris que vous ne vous diriez plus « Je t’aime ». Il faut éviter de créer une bataille entre vous, mieux vaut parler.
Hier, j’ai rêvé de toi, tu étais un cadavre. J’ai cru que l’avion était tombé du ciel.
A bientôt, Jeanne
 »

Eva B.

Une lettre pour son père

Jeanne partit avec sa mère au marché aux mots, de l’île idyllique. Elle avait hâte de lui raconter « Je t’aime » sur le lit, à hôpital  : ce moment-là l’avait marqué. Les mots qu’elle avait recueillis lui serviraient pour une lettre adressée à son père :
« Cher père,
Avec la générosité que vous avez, écoutez-moi, s’il vous plaît. Je me souviens de la bulle qui reliait deux listes de nombres, le coefficient. J’aimerais que ce « coefficient » vous relie toi et maman. M. Henri m’a dit de garder espoir, même s’il y a peu de chance que ça se produise.
Cette question me hante l’esprit : Aimes-tu encore maman ?
Je ne regrette pas d’avoir écrit cette lettre. C’est comme si une échauboulure était venue s’installer sur ma peau, puis disparue.
J’ai une joie intérieure qui ne veut que sortir et vous rapprochez, mais je la retiens au plus profond de moi-même. Réponds-moi vite.
Ta Jeanne. »
Une larme coula sur sa joue, mais heureuse, elle remit sa lettre, à son père.

Louise B.

Journal télévisé

Jeanne et son père, Jean-Marc visitèrent toute l’île. A la fin de cette visite, ils s’arrêtèrent au marché aux mots.

Journal télévisé : Edition du lundi 8 juin 2015
« Mesdames, messieurs, bonjour  ! dit la présentatrice.
Dans un premier temps, nous allons parler de football, car le PSG l’emporte 13-0 contre Stevenage, un petit club de quatrième division anglaise. Durant la première mi-temps, les joueurs de Stevenage ont guerroyé. Mais dans la deuxième mi-temps, c’était de la véritable rigolade pour le Paris-Saint-Germain !
Passons maintenant à un flash spécial, continua la présentatrice. Des échinidés, autrement dit des oursins sont recherchés. Pour survivre hors de l’eau, ils ont fait un attentat visant l’animal de compagnie de Nécrole. La mort de la mygale, est survenue en moins de deux minutes. Nous ne sommes aucunement désolés pour l’ancien dictateur.
Question d’un internaute anonyme : « Quelle est l’étymologie du mot sympathie  ? »
Nous n’en avons rien à faire car cela ne vous sert à rien, sur cette partie de l’île, conclua la présentatrice. »

Max B.

Un monstre sous mon lit

Jeanne et son père vont au marché : là-bas, ils achètent dix mots pour construire une histoire.
Quand j’étais petit, j’avais peur du noir, j’avais peur de l’alligator, sous mon lit. Je le voyais sur sa chaise-longue derrière mon oreiller  ! Oui, je le voyais tout biscornu avec ses crocs ensanglantés. J’avais peur, je pleurais, maman me lisait des poèmes tout doux et me donnait des petits gâteaux à la vanille.
Mais lorsque ma famille se réveilla, elle vit l’alligator qui me sauta dessus, papa l’aspergea d’azote liquide et le brûla si fort qu’il ne resta même pas une cendre !

Infatigablement, je ressens encore ces souvenirs enfouis qui me donnent encore des frissons !

Rémi E.

La lettre barbe à papa !

Jeanne fait visiter le marché aux mots à sa maman. Pendant que sa mère est avec Thomas, elle lui écrit une lettre avec les mots qu’elle a achetés.

« Chère maman,
Je suis désolée d’avoir disparue. J’ai pris la poudre d’escampette en montant sur ce paquebot. J’ai vécu une aventure exceptionnelle sur cette île…Mais j’ai beaucoup pleuré en pensant à toi.
Je me suis liée d’amitié avec les habitants de cette île.
Je m’asseyais sur une branche en réfléchissant… Les perroquets multicolores me rendaient visite et me remontaient le moral.
Ma peine n’avait de secret pour personne. Je me souviens quand on mangeait une grosse barbe à papa ! On regardait les arcs-en-ciel aussi, ça m’a manqué.
Je t’embrasse, tu me donnes du bonheur.
Ta Jeanne. »

Maud P.

Une lettre bien étrange

Jeanne fait visiter l’île magique à sa maman, elles vont au marché des mots, chacune en achète cinq. Pendant que sa mère parle avec Monsieur Henri, Jeanne trouve une bouteille avec une lettre à l’intérieur, elle l’ouvre.
« Chère inconnue,
Je suis confuse, pourquoi  ? Car j’écris à quelqu’un que je ne connais pas. Mais c’est urgent ! Je suis passionnée de biologie et de planche à voile, je dévore tapas et Paris-Brest. Mais je suis victime d’un terrible complot. Une dame m’a kidnappée, elle est vêtue d’une robe avec des pivoines. Je suis emprisonnée dans une salle avec de la moquette, uniquement. J’oubliais, je vois aussi le tableau d’un dessert avec de la chantilly. Ma main est couverte d’échauboulures et ça me fait très mal ! SOS !
En espérant que ma lettre arrive à quelqu’un. »

Maud B

Le Figaro

Jeanne fait découvrir l’île à sa mère. Elles achètent des mots qu’elles découvrent dans le journal « le Figaro », il est écrit :
« Hier soir, à Bordeaux, un passionné de jaguars a été tué. On a retrouvé sa montre et une lettre qu’il avait écrite. Le tueur avait cuisiné un délicieux repas avant de tuer ce pauvre homme. Il s’appelait John, Français et célibataire. On a aperçu des traces de soda dans l’appartement. On pense que le tueur l’a étouffé avec un sac plastique. John était allongé sur le sol. John et le tueur se connaissaient sans doute.
L’inspecteur */* mène l’enquête. »

Sarah M.

Lettre pour Sébastien

Jeanne visita avec sa mère Roxane, le marché aux mots. Elles achetèrent dix mots et jeanne en fit une lettre avec Roxane, pour le père de Jeanne, Sébastien.
« Cher Sébastien,
Tu es un père pétillant qui a de doux sentiments. J’ai acheté un perroquet pour Jeanne, j’ai fait venir un entomologiste pour découvrir les insectes de cette jungle, mais rien ne va.
Même si je passais les vacances avec elle, elle me dirait « Va-t’en ! ». Je fais des rêves fabuleux ici, mais systématiquement un cauchemar surgit.
Je souhaiterais que l’on passe les vacances tous ensemble, mais comme nous sommes séparés… Je me disais que si nous nous remettions ensemble, cela pourrait améliorer la situation pour les enfants.
Sincèrement Roxane »

Maman me donna la lettre et je partis la donner à papa. Mais lorsque je m’arrêtais de marcher, Sébastien était dans l’hydravion avec Thomas. Je courus à toute vitesse pour la rendre et je dis : « C’est de la part de maman ! »
Il me répondit « Adieu Jeanne ! » Il prit la lettre et malheureusement, la jeta dans l’eau.
Lohn-Shey N.

Le colis

Jeanne alla faire visiter le marché à sa mère qui lui proposa dix mots. Jeanne eut alors l’idée d’écrire une lettre à son père. Jeanne et sa mère se mirent au travail.
« Cher papa,
J’espère que tu vas magistralement bien. J’ai reçu ton colis de bonbons. Avec Monsieur Henri nous avons organisé une dégustation. Nous nous sommes fait un ami taiseux. Il est venu nous apprendre la langue des signes et nous avons bien rigolé. Nous avons eu la chance de voir un feu d’artifice, nous avons mis la musique très forte et nous nous sommes bien amusés.
Avant de nous dire adieu, nous avons inventé une chanson.
A bientôt, Jeanne »
Violette L.


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